Le Spectacle
Big Mac et Marylin sont un couple d'obèses qui vivent “comme tout le monde” mais... dans une poubelle, une grande benne à ordure verte.
En jouant avec les déchets, ils caricaturent les processus de consommation dont ils montrent du doigt les pires détails, dressant le portrait choquant d’une société excessive, égocentrique et superficielle, où tout ce qui est éphémère est devenu indispensable et tout ce qui est essentiel, accessoire.
Attention! Tout ce que vous jetez pourra être utilisé contre vous!
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Big Mac et Marylin sont un couple d’obèses qui vivent “comme tout le monde” mais… dans une poubelle, une grande benne à ordure verte, celle que nous connaissons tous. Ils jouent avec le stéréotype du couple, facilitant l’identification du spectateur. Ce jeu de miroir constitue un accès simple et ludique à l’univers des bouffons, qui peuvent dès lors délivrer leur message.
En jouant avec les déchets, nos personnages caricaturent les processus de consommation dont ils montrent du doigt les pires détails, dressant le portrait choquant d’une société excessive, égocentrique et superficielle, où tout ce qui est éphémère est devenu indispensable et tout ce qui est essentiel, accessoire.
Les bouffons sont des personnages excessifs, qui allient l’authenticité du jeu clownesque à l’absurdité de la satire. Le bouffon est un être difforme qui, considéré comme un monstre, un phénomène de cirque, doit être offert en divertissement au public, afin que celui-ci s’en détache, le renie, l’insulte et se défoule. Inférieur au reste du monde, il lui est donc permis de dire et de faire ce qui est socialement prohibé. Il agit sans se soucier de la raison ou de la morale, occupant ainsi un rôle social fondamental.
Rendre à travers la folie du Bouffon l’idée de ce que consommer signifie vraiment, voilà notre pari. Big Mac et Marilyn recréent le cycle infernal de la consommation, où production, publicité, achats et déchets s’enchaînent, s’emmêlent et finissent par se confondre dans une frénésie incontrôlable.
Comme tout le monde, ils sont attirés par l’abondance et la facilité, et ne voient pas de raison d’y renoncer… on s’habitue si bien au choix et au confort ! Ce que Marylin répète constamment : “Oui c’est du gâchis, mais où est le problème? On en rachètera… il y a une telle abondance de nos jours!!!”, expliquant à Big Mac la nécessité de consommer toujours plus, de jeter sans s’en préoccuper… Et c’est ensemble qu’ils entraînent le public à rendre hommage à cette merveilleuse économie, si productive et généreuse .
